La transmission de l’énergie spirituelle immanente.

Publié le 15 Mai 2012

Tout d’abord, qu’est-ce que l’immanence ? C’est le fait que l’énergie spirituelle puisse être contenue en chaque élément de la nature qui nous entoure. Par extension, et dans une moindre mesure, dans les objets et tout ce qui est de fabrication humaine. Nous sommes le produit de la terre. Notre corps durant sa phase de croissance se construit à

l’aide des matériaux que nous absorbons. Une alimentation saine et équilibrée est donc la base d’un corps robuste. Tout le long de la vie, nos tissus se régénèrent, ils convient donc de conserver un apport suffisant en matières essentielles. La transmission de la spiritualité immanente ne peut donc que se faire via le corps. Les différents prophètes et messagers ont porté le message en eux dès leurs naissances. La première étincelle de spiritualité immanente, la condition initiale pour nous élever du stade d’animal a été qu’un homo sapiens découvre un tronc d’eucalyptus dont l’intérieur avait été rongé par les termites au nord de l’Australie, il y a de cela 20 000 ans. En soufflant dedans, il se rend compte de l’aspect apaisant du son produit et s’en sert avec ses compagnons. L’instrument se répand dans toute la Lémurie, depuis l’Australie jusqu’à Madagascar puis jusqu’en Inde. C’est au cœur de la luxuriante vallée de L’Indus 10 000 ans plus tard, que nait un homme nommé Brahma, il a perfectionné la technique du didgeridoo au maximum. Il est capable de produire des sons qu’aucun être humain n’a entendu jusque-là. Musicien hors pair, il est aussi à l’aise aux percussions qu’au chant. Ses contemporains sont fascinés. Brahma comprend le pouvoir qu’il exerce sur la population et l’accepte avec humilité. En cela, il pratique la méditation et se met en connexion avec la Terre. Il comprend le rôle primordial des arbres. De son vivant Brahma n’acceptera jamais d’être adoré, il pourra même s’avérer violent à l’égard de ceux qui tentent de le couvrir d’or. Il sait que la spiritualité est très fragile en comparaison du pouvoir de l’argent. Sa conviction fut telle, qu’au travers des âges, jusqu’à nous, peu de temples lui furent édifiés et peu nombreux sont ceux qui lui vouent un culte. Brahma se veut être avant tout un exemple à suivre en tant qu’humain. Malheureusement, les hommes étant ce qu’ils sont, ils ont tôt fait d’élever Brahma au rang de Dieu au sein d’une « trinité ».

Ensuite vint Vishnou. C’est un être qui aspire à l’amour universel, toute sa vie durant il n’aura de cesse de réconforter tous ceux qui croisent sa route en les prenant dans les bras. Il est très créatif artistiquement, et aime couvrir de cadeaux ses amis. Bon nombre de ses objets se sont transmis à travers les âges. Comme on peut s’en douter, la fantaisie de Vishnou l’a élevé au rang de Dieu parmi les hommes et par voie de conséquences ses créations devinrent sacrées. L’énergie spirituelle de Vishnou revenant invariablement à la Terre, celle-ci a pu s’incarner dans différents personnages au cours de l’histoire. La plus connue étant Siddhārtha Gautama. Son enseignement, que l’on a cru en rupture avec le message originel a créé un schisme que l’on nomme le bouddhisme. Les incarnations à partir du 15éme siècle jusqu’à nos jours se font au travers du Dalai Lama. Le Panchen Lama le secondant et assurant le pouvoir spirituel lorsque le Dalai Lama est enfant.

Enfin, voici Shiva. Un physique athlétique, une hygiène de vie irréprochable. Il a une passion peu commune pour la musique et le rythme, mais demeure un piètre musicien. C’est tout naturellement qu’il devient danseur. Infatigable, capable de danser des heures, il est capable de « terrasser » tous ses ennemis. Toute sa vie durant il enseigne à ses contemporains, comment ceux-ci peuvent tuer leurs démons au travers de la danse. A savoir, la colère et la violence physique. Entrer en harmonie avec la nature, partir en transe, est le plus sûr moyen pour évacuer tout stress, toute animosité. Entrer en connexion avec la Terre grâce à la danse, nous rapproche d’un « Dieu » immanent. Mais Shiva possède des capacités physiques et un goût pour la musique que la plupart des indiens n’ont pas, et ceux-ci se contentent de sculpter et d’adorer de jolies statues de lui plutôt que de l’imiter. Le cycle naissance – vie – mort de l’immanence vient de s’achever, il a laissé place à une « trinité » et un folklore très riche. Le message, bien que dilué, a néanmoins été transmis.

A présent le cycle de la transmission spirituelle transcendante au cœur du croissant fertile peut débuter. Les premiers ennuis commencent mais c’est une autre histoire…

Rédigé par Stephan Pain

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