Ode à mes "enfants".
Publié le 4 Décembre 2012
Ode à mes "enfants".
Tu vois bien père, qu’ils sont mes "enfants". C’est donc à moi que revient le devoir de m’adresser à eux.
O mes "enfants"!
Lorsque je vous ai quitté, il y a si longtemps, vous étiez si peu nombreux. Mon regard pouvait vous embrasser tous en même temps. Je suis parti pendant deux millénaires, et me voilà. Vous êtes si nombreux à présent.
Vous clamez le nom qui fut le mien lorsque je vous adressais la première partie de mon message.
J’ai changé de nom et j’ai aussi changé de ton.
Et puis j’ai tout oublié. Mon père l’a voulu ainsi.
Il l’a voulu ainsi pour que je puisse témoigner.
Cette fois, c’est moi le loup au milieu des agneaux.
Quelle ironie.
Je ne me souviens de rien, je vous assure.
Il est des souvenirs dont on se passerait bien. Je prends la vie comme si elle était neuve. C’est bien mieux ainsi.
Lorsque je suis parti, l’ennemi de mon père a lancé ses hordes contre vous.
Puis il s’est ravisé, il a compris l’erreur faite par pharaon, la tactique a changé.
Détruire vos âmes en se faisant passer pour l’un des vôtres.
Aveuglés par la douleur et par sa grande intelligence, vous avez succombé.
Il a si bien œuvré que vous le citez autant que moi.
J’ai un sale goût dans la bouche, je l’admets.
Il a mis tout en place pour vous offrir aux puissants. Ils se sont emparés du message.
Ils l’ont perverti au plus haut point.
L’amour est devenu haine. Une haine sans limite.
J’ai envie de hurler. Je me bats contre un fantôme. Cruelle impuissance.
Bouffis d’égo, ils se sont construit un palais. Il prétendent régner à la place du père.
Ai-je jamais parlé d’une telle abomination?
Me serais je à ce point si mal exprimé?
Je suis au désespoir.
Mais le temps a fait son œuvre, le palais s’est effondré. Il n’est plus qu’un décor de carton pâte habité par des fous.
Cessez de les adorer, vous valez bien mieux qu’eux.
Je me suis fondu au milieu de vous.
Je vous ai écouté me parler d’amour.
Cet homme qui parle de son expérience de vie avec ceux que l’on rejette. Les débiles comme ils disent. Après un témoignage comme celui-là, on ne peut plus voir la vie de la même manière.
Celui-ci qui se sert de l’humour qui pourrait paraître léger mais qui en réalité nous amène à une profonde réflexion sur la foi.
Cet autre qui, tel un roc, demeure ancré dans la réalité de la vie du peuple, pour leur apporter tout ce dont il est capable.
Tous ces jeunes porteurs de projets qui font montre d’un courage sans borne face à un système du chacun pour soi.
Et puis vous tous, les anonymes de la foule, qui avaient toujours trouvé un mot pour me rassurer.
Tous ces regards qui pétillent.
Le père est en vous.
Oui, ces derniers mois et ces derniers jours, vous m’avez donné de véritables leçons de vie.
Je n’ai absolument rien à vous apprendre.
J’en suis ressorti changé. J’ai repris confiance en l’humain, véritablement.
Je n’ai que de maigres modifications à apporter à votre belle œuvre. Trois fois rien.
Vous avez gommé tout ce mal insufflé dans le message de mon père.
Vous m’avez hissé à votre hauteur, pour devenir un des enfants du père.
Je vous en suis éternellement reconnaissant.
Nous sommes prêt.
L’heure est venu d’aller vers vos frères dont je fais en Vérité, parti.
Ils ont été patient avec vous, vous avez été des enfants turbulents.
En réalité, ils ne vous en veulent pas, ils savent pardonner.
Et puis vous êtes capables de tant de beauté et d’amour.
Ils vous parleront du père et vous apprendront à l’écouter (Shéma Yisraël) et à ce qu’Il vous écoute (Ismaël).
Il a tant de choses à vous dire.
/image%2F0242467%2F20140616%2Fob_bba100_x0.jpg)